INTRODUCTION :

 

Il nous semblait utile de faire un petit exposé sur les sujets de réglementation et de technique indispensables à connaître pour utiliser un émetteur à bord d’un navire et passer l’examen de radiotéléphoniste.

 

Cet exposé ne saurait remplacer les documents officiels. S’il nous paraît plus complet et plus explicite que ceux-ci, il pourrait cependant comporter des lacunes. D’autre part, la réglementation évoluant chaque jour et bien que nous essayions de maintenir ce texte à jour, il nous est impossible de garantir que les informations ici livrées soient parfaitement conformes aux dernières modifications. A ce titre, il ne peut donc être considéré que comme une aide pour le navigateur et le candidat à l’examen.

Vous pouvez consulter ici le manuel de préparation au CRR édité par l'Agence Nationale des Fréquences.

 

A la fin de chaque chapitre, vous trouverez un résumé des notions indispensables à connaître afin de pouvoir passer avec succès cette épreuve du Certificat de Radiotéléphoniste Restreint.

 

REGLEMENTATION :

 

A - Comment s’inscrire à l’examen

 

Les examens au Certificat de Radiotéléphoniste Restreint sont gérés par l’Agence Nationale des Fréquences. Pour s’inscrire, le candidat doit remplir une fiche d’inscription, fournir une fiche individuelle d’état civil ou un extrait d’acte de naissance, deux photographies d’identité et régler des droits d’examen (77,75€ à l’heure où j’écris ces lignes).

 

Pour plus de renseignements et pour obtenir une fiche d’inscription, consultez le site de l’Agence Nationale des Fréquences (choisir "Gestion du spectre" puis "Radiomaritime").

 

B – Services radio téléphoniques maritime et fluvial

 

Ces services permettent des communications :

 

A noter qu’en France l’interconnexion avec le réseau téléphonique n’est plus possible.

 

C – Dispositions administratives

 

1 - Autorité du commandant

 

Le service radiotéléphonique de la station du navire est placée sous l’autorité du commandant, du patron, chef de bord ou de la personne responsable du navire.

 

Celui qui détient cette autorité doit exiger du ou des utilisateurs de l’installation radiotéléphonique le respect des règles d’exploitation en vigueur.

 

Il est lui-même responsable du respect des règles administratives auxquelles est soumise l’installation de la station.

 

2 - Licence d’exploitation

 

Tout propriétaire ou utilisateur d’un navire participant au service radiotéléphonique maritime ou fluvial doit être en possession d’une licence autorisant l’installation et l’exploitation de la station à bord.

 

Les postes portatifs sont soumis à cette règle.

 

Les autorités de contrôle en mer (Affaires Maritimes, Gendarmerie, Douanes) peuvent exiger la production immédiate de l’original de la licence. A l’étranger, diverses administrations ayant le même rôle peuvent avoir la même exigence.

 

Le défaut de licence constitue un délit (articles L33, L39 et L89 du code des télécommunications).

 

Les informations portées sur la licence comportent :

 

3 - Indicatif d’appel

 

Chaque navire participant au service radiotéléphonique maritime ou fluvial est doté d’un indicatif d’appel. Cet indicatif est unique au monde. Il est délivré avec la première licence attribuée au navire et restera affecté au navire quels que soient les propriétaires futurs.

 

Il est interdit à tout navire :

 

4 - Code d’identification de l’Autorité comptable (C.I.A.C.)

 

Ce code figurant sur la licence identifie l’organisme public ou privé reconnu, chargé de la comptabilité pour le règlement des comptes internationaux maritimes. Il est communiqué à l’opérateur d’une station étrangère qui établit une communication radiotéléphonique.

 

5 – Inspection des stations

 

Un navire est dit astreint lorsqu’il est équipé d’une station de bord émettrice et réceptrice à titre obligatoire (pêche professionnelle, charge, passagers, etc.)

 

La station est soumise à une visite avant mise en service afin d’en vérifier la conformité et le bon fonctionnement.

 

Des visites de sécurité seront effectuées ensuite régulièrement.

 

Les visites de mise en service ne sont pas obligatoires sur ces navires.

 

A l’étranger, les navires, astreints ou non, peuvent être soumis à l’obligation de visite par les administrations compétentes afin de vérifier la concordance entre la licence et la composition de la station radio. Le certificat d’opérateur radio pourra aussi être demandé.

 

6 – Qualification des opérateurs

 

Sur un navire non astreint, l’opérateur radio devra être titulaire du Certificat de Radiotéléphoniste Restreint. Ce certificat est délivré à l’issue d’un examen par l’Agence Nationale des Fréquences agissant par délégation de l’état et selon les textes élaborés par l’Union Internationale des Télécommunications.

 

Il permet d’utiliser aussi bien les postes VHF que ceux fonctionnant dans les bandes hectométriques et décamétriques à condition que les différentes fréquences utilisables soient préréglées. L’usage d’un poste équipé d’un synthétiseur libre n’est pas autorisé.

 

7 – Documents embarqués

 

On doit trouver à bord :

 

 

8 – Journal radioélectrique (navires astreints)

 

Sur ce document doivent figurer :

 

9 – Secret des communications

 

Il est rigoureusement interdit de faire quelque référence que ce soit à une communication entendue par inadvertance ou non sur une voie radio.

 

La violation du secret des communications est un délit (loi 91-646 du 10 juillet 1991 relative au secret des correspondances). Les sanctions encourues sont celles prévues à l’article 226-14 du code pénal.

 

D – Le matériel

 

1 - Conformité

 

Les appareils radioélectriques des stations mobiles maritimes embarquées sur des navires battant pavillon français doivent être d’un type agréé par l’Autorité de Régulation des Télécommunications.

 

2 – Les fréquences

 

  1. Ondes hectométriques

 

Les fréquences utilisées sont dans la bande 1605 / 4000 kHz. (Pour le technicien, la limite des ondes hectométriques est 3000 kHz. Mais les propriétés des fréquences du bas de la bande des ondes décamétriques sont très proches de celles des ondes hectométriques, d’où ce regroupement).

 

Les portées utiles sont de plusieurs centaines de milles et varient en fonction des conditions de propagation.

 

La puissance maximum autorisée est de 400 W.

 

La modulation se fait en Bande Latérale Unique (B.L.U.).

 

Il est interdit d’émettre sur ces fréquences lorsque le navire est au port.

 

  1. Ondes décamétriques

 

Ces ondes sont dans la bande de fréquences 4 / 27.5 MHz.

 

La portée intercontinentale est variable en fonction des heures et des conditions de propagation.

 

La modulation se fait en Bande Latérale Unique (B.L.U.).

 

Les ondes décamétriques ne sont plus exploitées en France depuis janvier 1998.

 

  1. Ondes métriques (V.H.F.)

 

55 canaux radio utilisant une ou deux fréquences de la bande 156 / 162 MHz.

 

Un canal est exploité :

 

La portée dépend du dégagement de l’antenne (portée optique) et de la puissance de l’émetteur. Elle est, au maximum, de quelques dizaines de milles.

 

Puissances autorisées :

 

Il est conseillé d’utiliser les modes puissance réduite dès qu’ils permettent d’établir la communication.

 

La modulation est en modulation de phase (système proche de la modulation de fréquence) permettant des communications peu entachées de parasites.

 

E - Résumé

 

Les services radiotéléphoniques maritime et fluvial permettent des communications de sécurité, de liaison avec des stations côtières et de liaison entre navires.

 

Le matériel installé à bord d’un navire doit être d’un type approuvé.

 

L’utilisation d’une station radiotéléphonique nécessite une licence qui attribue un indicatif d’appel au navire.

 

Les opérateurs doivent être titulaires du Certificat de Radiotéléphoniste Restreint.

 

La station radioélectrique est placée sous la responsabilité du commandant, patron ou chef de bord.

 

La licence d’exploitation et les certificats d’opérateurs doivent être présents à bord.

 

Les communications se font en ondes hectométriques (H.F.) en BLU avec une puissance maximale de 400 W ou en ondes métriques (V.H.F.) en modulation de phase avec une puissance maximale de 25 W pour un poste fixe ou de 5 W pour un portable.

 

L’émission H.F. est interdite au port.

 

PROCEDURES :

 

F - Généralités

 

1 – Périodes de silence

 

Durant chaque heure, deux périodes de 3 minutes sont réservées aux appels de détresse. Ces périodes correspondent aux trois premières minutes de chaque demi-heure de H à H + 3 mn et de H + 30 à H + 33 mn.

 

Les périodes de silence sont destinées à faciliter la réception d’un message de détresse qui pourrait être émis par une station faible ou éloignée.

 

Il est interdit d’émettre en HF (hors messages concernant la sauvegarde de la vie humaine) durant ces périodes. Il est vivement conseillé d’observer également cette règle en VHF.

 

2 – Veille

 

La veille permanente des fréquences d’appel et de détresse est obligatoire (canal 16 en VHF et fréquence 2182 kHz en HF). En ondes hectométriques cette veille doit être assurée au poste de pilotage du navire à l’aide de récepteurs spéciaux réglés uniquement sur la fréquence d’appel et de détresse (2182 kHz).

 

Il est vivement conseillé de veiller les fréquences d’appel et de détresse, en particulier pendant les périodes de silence.

 

3 – Composition d’un message

 

Un message se compose de deux parties : l’appel et le texte.

 

Quelle que soit la fréquence utilisée, l’appel est constitué de la façon suivante :

 

Identification de la station appelée

(nom du navire ou indicatif d’appel, répété au maximum 3 fois)

 

ICI (ou DE)

 

IDENTIFICATION DE LA STATION APPELANTE

(nom du navire ou indicatif d’appel, répété au maximum 3 fois)

 

Lors de communications difficiles ou avec des stations étrangères, les identifications seront avantageusement épelées en utilisant l’alphabet international (voir en annexe).

 

Le texte doit être le plus court et le plus clair possible. Songez que vous utilisez des fréquences partagées (et que l’on vous écoute !) et évitez de les encombrer par des bavardages inutiles.

 

Exemple :

 

ANAOH, ANAOH, ANAOH

DE

IAORANA, IAORANA

Marc me reçois-tu ?

 

IAORANA

ICI

ANAOH

Qui te reçoit fort et clair. Bonjour Michel.

 

ANAOH

DE

IAORANA

Bonjour Marc, on dégage sur le 6 ?

 

IAORANA

DE

ANAOH

Ok. C’est parti !

 

ANAOH, ANAOH, ANAOH

ICI

IAORANA

Qui te rappelle sur le 6. Je viens de passer « Les Baleines ».

Où te trouves-tu ? A toi …

 

4 – Précautions d’émission

 

Avant tout passage en émission il convient d’écouter la fréquence choisie afin de ne pas risquer de brouiller une communication en cours.

 

Pour ne pas encombrer inutilement la fréquence d’appel, un appel resté sans réponse ne sera renouvelé qu’après un délai d’au moins trois minutes.

 

Appels incertains : Un navire qui reçoit un appel sans être certain qu’il lui est destiné doit attendre la répétition de cet appel. Il ne doit pas émettre avant d’être sûr que l’appel lui est bien destiné.

 

Dans le cas où le navire est sûr que l’appel le concerne mais que l’identification de la station appelante est incertaine, l’opérateur devra transmettre le message suivant :

 

La station qui appelle le navire (nom du navire), veuillez vous identifier

 

G – Sauvegarde de la vie humaine

 

La fonction essentielle d’une station radioélectrique maritime est d’assurer la transmission et la réception des messages relatifs à la Sauvegarde de la Vie Humaine (SVH).

 

Pour faciliter la réception des messages SVH, les émissions sur les fréquences internationales d’appel et de détresse doivent être réduites au strict minimum.

 

Les messages SVH augmenteront leurs chances de réception s’ils sont émis durant les périodes de silence (de H à H + 03 mn et de H + 30 à H + 33 mn).

 

Par ordre de priorité décroissante nous trouvons :

 

1 – Communication de détresse

 

Le message de détresse est émis sur l’ordre du commandant, patron ou chef de bord lorsque le navire est sous la menace d’un danger grave et imminent et qu’il demande assistance immédiate.

 

Ce message est émis sur les fréquences internationales d’appel et de détresse (voie 16 en VHF ou 2182 kHz en HF) ou sur toute autre fréquence jugée utile par le chef de bord.

 

L’appel est de la forme :

 

MAYDAY, MAYDAY, MAYDAY

 

ICI (ou DE)

 

IDENTIFICATION DE LA STATION APPELANTE

(nom du navire ou indicatif d’appel, répété au maximum 3 fois)

 

Le message doit reprendre le terme « MAYDAY » suivi du nom du navire. Il doit préciser :

 

Il sera répété jusqu’à ce qu’une station côtière ou un navire réponde.

 

Exemple :

MAYDAY, MAYDAY, MAYDAY

ICI

IAORANA, IAORANA, IAORANA

MAYDAY IAORANA

12 milles dans le 220 des Sables d’Olonne

Importante voie d’eau. Impossible d’étaler.

Demandons assistance immédiate.

3 personnes à bord.

Voilier de type Arpège, coque blanche avec liseré bleu.

Répondez s’il vous plait.

 

A la réception d’un message de détresse, tout navire doit :

 

La réponse à un message de détresse comprendra :

 

Exemple :

IAORANA, IAORANA, IAORANA

ICI

ANAOH, ANAOH, ANAOH

Reçu MAYDAY

Tentons de contacter le CROSS Etel

Sommes à 3 milles dans votre nord-ouest

Serons sur zone dans une demi-heure.

Bon courage.

Nous restons à votre écoute.

 

Si un navire se doit de retransmettre un message de détresse, il l’annoncera par les mots « MAYDAY RELAY » (ou, en français, « RELAI MAYDAY »).

 

Exemple :

RELAI MAYDAY, RELAI MAYDAY, RELAI MAYDAY

ICI

ANAOH, ANAOH, ANAOH

Reçu MAYDAY de IAORANA

12 milles dans le 220 des Sables d’Olonne

Importante voie d’eau. 3 personnes à bord.

Nous rendons sur zone.

 

Lorsqu’un navire qui a transmis un message de détresse estime ne plus avoir besoin de secours, il doit le signaler sans délai à la station qui a reçu le message et donné l’alerte. Celle-ci transmettra alors le message de fin de détresse « SILENCE FINI ».

 

2 – Communication d’urgence

 

Le message d’urgence est émis sur l’ordre du commandant, patron ou chef de bord pour signaler une urgence concernant la sécurité du navire ou d’une personne. Il peut être utilisé, par exemple, dans les cas suivants :

 

L’appel est de la forme :

PAN-PAN, PAN-PAN, PAN-PAN  (prononcer “panne, panne”)

 

ICI (ou DE)

 

IDENTIFICATION DE LA STATION APPELANTE

(nom du navire ou indicatif d’appel, répété au maximum 3 fois)

 

Le message doit comprendre :

 

Exemple :

PAN-PAN, PAN-PAN, PAN-PAN

ICI

IAORANA, IAORANA, IAORANA

4 milles à l’ouest du phare des Baleines

Un homme à la mer

Demandons assistance pour recherches.

Répondez s’il vous plait.

 

3 – Communication de sécurité

 

Le message d’urgence est émis sur l’ordre du commandant, patron ou chef de bord pour signaler tout danger lié :

ainsi que tout événement grave concernant la sécurité de la navigation.

 

L’appel est de la forme :

SECURITE, SECURITE, SECURITE

 

ICI (ou DE)

 

IDENTIFICATION DE LA STATION APPELANTE

(nom du navire ou indicatif d’appel, répété au maximum 3 fois)

 

Le message doit comprendre :

 

Exemple :

SECURITE, SECURITE, SECURITE

ICI

IAORANA, IAORANA, IAORANA

8 milles au nord-ouest de Belle Ile.

Signalons une importante nappe noirâtre s’étendant à la

surface de la mer sur plusieurs centaines de mètres.

 

H. Ondes hectométriques :

 

La fréquence d’appel et de détresse est le 2182kHz. L’émission se fait en BLU (Bande Latérale Unique) en LSB (Low Single Band). Les communications de navire à navire s’effectuent, après appel sur 2182kHz, sur une fréquence de dégagement (souvent 2321kHz ou 3512kHz).

 

Le respect des périodes de silence est impératif sur cette bande de fréquences.

 

En raison du bruit de fond permanent lors de l’écoute de ces fréquences, un appel SVH (Sauvegarde de la Vie Humaine) vocal risque de passer inaperçu. Les émetteurs hectométriques disposent d’un transmetteur automatique d’alarme. Il s’agit en fait d’un générateur deux tons surnommé Pin-Pon en raison de sa ressemblance avec les avertisseurs des pompiers. La réception de ce signal est équivalente à celle d’un « May Day » et impose le silence sur la fréquence.

 

L’émission en ondes hectométriques est interdite au port.

 

I. Ondes métriques :

 

La fréquence d’appel et de détresse est la voie 16 (156.800MHz). L’émission se fait en modulation de phase (système proche de la modulation de fréquence). Les communications de navire à navire s’effectuent, après appel sur le canal 16, sur un canal de dégagement (6, 8, 72 et 77, exclusivement).

 

Le respect des périodes de silence, sans être obligatoire sur ces fréquences, est vivement conseillé et constitue une preuve de civilité et de comportement marin responsable.

 

Beaucoup d’équipements VHF marine comportent un dispositif de « double veille » permettant, tout en écoutant une voie de service (canal 6 par exemple pour des liaisons bateau-bateau) de scruter périodiquement la voie d’appel et de sécurité (canal 16). Cela vous permet de ne pas louper un message urgent ou un bulletin météo(*).

 

La VHF marine n’est pas une CB ! Evitez, sous peine de passer pour un « terrien », d’employer des termes usités par les usagers du 27MHz. (J’entends souvent , par exemple, des abrutis(**) demander un « essai radio » à un CROSS ou un sémaphore sans même préciser leur position. Comment l’interlocuteur peut-il donner un report correct s’il ne peut évaluer la distance qui sépare ses antennes de votre station d’émission ?

 

(*) Des bulletins météo sont diffusés sur la VHF à longueur de journées par les CROSS, les sémaphores ou diverses associations. Evitez de déranger quelqu’un qui a un travail à faire en lui demandant un bulletin météo « personnel » dix minutes après ou avant la diffusion d’un bulletin météo régulier(***).

(**) Veuillez excuser le terme, mais on en entend tellement sur ces ondes (comme la brave dame qui, ayant sans doute entendu une voix sur la VHF, s’escrimait sur son micro « allô, allô, qui est à l’appareil ?)(***)

(***) Bien sûr, ces commentaires n’engagent que moi ! (M.D.

 

J - Résumé

 

De H à H+03 et de H+30 à H+33 , pendant les périodes de silence, on se tait et on écoute les fréquences d’appel et de sécurité. Il est conseillé de veiller ces fréquences. Ces conseils sont des obligations pour les navires astreints.

 

Avant de lancer un appel, il convient d’écouter la fréquence afin de s’assurer qu’elle est libre.

 

Un appel radio doit débuter par l’indicatif ou le nom de la station appelée (répété au maximum 3 fois) suivi de l’indicatif ou du nom de la station appelante (répété au maximum 3 fois). Le texte qui suit doit être réduit à l’essentiel et il convient de dégager la fréquence d’appel dans les délais les plus brefs.

 

Si le navire que vous appelez ne vous répond pas, c’est qu’il ne vous entend pas. Inutile de répéter sans cesse votre appel.

 

Certains messages concernant la sauvegarde de la vie humaine ou la sécurité de la navigation bénéficient d’une priorité maximale. A leur réception, vous devez cesser immédiatement toute autre communication. Il s’agit :

-  du message de détresse ou sauvegarde de la vie humaine (SVH), annoncé par :

May Day, May Day, May Day

(Comprendre “m’aider”)

    Ce message ne peut être utilisé que dans le cas d’une détresse imminente.

-  du message d’urgence, annoncé par :

Pan-pan, Pan-pan, Pan-pan

(Comprendre “Panne-panne”)

    Ce message est utilisé dans les cas de SVH mais ne mettant pas le navire en péril immédiat.

-  du message de sécurité, annoncé par :

Sécurité, sécurité, sécurité

    Ce message concerne toutes les informations importantes relatives à la sécurité de la navigation ou à la pollution.

 

En hectométrique, la fréquence d’appel et de détresse est le 2182kHz. Entendre un « Pin-Pon » dans le haut-parleur équivaut à la réception d’un message de détresse : silence impératif. Pas d’émission HF au port.

 

En VHF, la fréquence d’appel et de détresse est la voie 16. Pensez aux autres utilisateurs, surveillez votre langage et songez que la VHF marine est un élément de sécurité, pas une CB !

 

 

TRAFIC FLUVIAL :

 

K. Généralités :

 

Les règles à respecter dans le service mobile radiotéléphonique fluvial sont fixées par l’Arrangement Régional relatif au service radiotéléphonique sur les voies de navigation intérieure en adéquation avec les textes de l’Union Internationale des Télécommunications.

 

L’Arrangement Régional a été établi en concertation par l’Allemagne, la Belgique, la France, le Luxembourg, les Pays-Bas et la Suisse.

 

Les communications radiotéléphoniques dans le trafic fluvial utilisent les ondes métriques.

 

La plus grande partie des règles édictées pour l’usage maritime peuvent s’appliquer au trafic fluvial. Nous allons donc nous contenter ici d’exposer les différences réglementaires ou techniques qui existent par rapport au service maritime.

 

L. Particularités réglementaires :

 

L’utilisation du canal 16 est strictement interdite en navigation fluviale, même loin des côtes. La voie d’appel et de sécurité en fluvial est le canal 10 (156.500 MHz). Cependant, dans les estuaires ou les canaux de mer hollandais, l’écoute du canal 16 est conseillée en raison de la présence possible de navires de mer.

 

La veille permanente du canal 10 est obligatoire sur certaines voies d’eau, notamment en Allemagne.

 

On distingue cinq réseaux VHF fluviaux :

 

1 – Communications de bateau à bateau :

 

La voie d’appel est le canal 10. Les communications sont ensuite effectuées sur une voie de travail, canal 6, 8, 13, 72 ou 77. Notez que les canaux 6, 8 et 72 sont interdits dans les ports de mer ou à leur proximité. Le canal 6 est interdit sur le Rhin entre les kilomètres 150 et 350.

 

Seul le canal 77 peut être utilisé pour des communications privées. Les autres canaux ne peuvent être utilisés que pour des messages concernant la navigation ou la sécurité des navires et des personnes.

 

2 – Informations nautiques :